lundi 6 août 2018

LE COURAGE DE DÉCIDER

Le gouvernement  est parti en vacances avec l'affaire BENALLA dans ses bagages (pour parler comme Monsieur CASTANER !!) et quelques devoirs de vacances pour s'occuper ou pour le laisser croire ; car la consigne est claire: On ne doit parler des vacances du gouvernement que si elle sont  studieuses (sic) , comme si il était inconvenant pour des ministres de prendre un peu de repos et donc de recul.
Cela étant, en dehors de la réorganisation des services de sécurité du Président de la République qui,  malgré le départ de Monsieur BENALLA, semble continuer à passionner  l'Elysée, le pouvoir parait se désintéresser des préoccupations des français.
Pourquoi ne rien nous dire du chômage qui, lentement mais surement, continue à progresser alors qu'on nous avait pourtant laissé entendre que les ordonnances travail votées dès l'élection d'Emmanuel MACRON allaient tout changer., comme si des décisions administratives pouvaient  se substituer aux choix et aux initiatives des entreprises qui sont (quoi que puissent en penser les socialistes) les seules à pouvoir ou non créer des emplois.
En revanche, c'est bien à l'Etat que revient la responsabilité de faire les nécessaires économies sur son train de vie  
Certes, aujourd'hui, on n'oublie pas de les évoquer, mais pas trop fort .
Car, dans ce domaine, rien ne se passe, puisque personne  ne décide.
Comme cette façon de faire n'est ni efficace ni convaincante,  on  y ajoute une pincée de "hollandisme": En clair, on commande des rapports à des personnalités nécessairement compétentes :
Bref, on invente des prétextes pour ne rien faire.
Après le rapport BORLOO, enterré aussitôt que commandé et son auteur immédiatement renvoyé à ses chères études de "mâle blanc", aujourd'hui voici le tour d'un rapport préparé par un Comité d'Action Publique 2022, créé en octobre 2017 et composé ,comme son nom ne l’indique pas, de  "grosses têtes", élus ,hauts fonctionnaires ,chefs d'entreprises (en tout 34 personnalités chapeautées par un "délégué interministériel à la transformation publique"  (Mais si, ça existe, ça ne saurait s'inventer !).
Mais, la aussi, on prend ses précautions puisque on vient d'apprendre que rien ne serait  publié de ses travaux pour éviter,parait-il, les fausses querelles, mais en réalité parce que ce comité risque de proposer des économies que le gouvernement ne saurait valider. 
Le pouvoir, après quelques déclarations tonitruantes, semble croire aujourd'hui que, dès lors qu'il  commande un rapport à des experts, il gouverne
Or, gouverner n'est pas seulement communiquer,  c'est d'abord et surtout décider.
Tel est le problème d'Emmanuel MACRON:
Il ne décide pas.






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