jeudi 30 août 2018

HULOT S'EN VA : ET SI C’ÉTAIT UNE BONNE NOUVELLE ?

Et si la démission de Nicolas HULOT était l’occasion de s'interroger sur ce que les français pensent de l'écologie ?  Certes, quasiment tout le monde s'y déclare favorable , mais dès qu'on entre dans la pratique, l'opinion devient plus partagée.
Pourquoi cette réticence devant  le réel ?
Le moment est peut-etre venu de  poser une question: celle de l’utilité d'un ministère de l’écologie : Est-il nécessaire ? Est-il même utile?:Cette question pourra apparaître comme quelque peu provocatrice. Mais l'environnement n'est-il pas par définition transversal ?: Toute l'activité de la société est  concernée par l’écologie: Qu'il s'agisse des transports, de l’agriculture, de l'industrie,de l'énergie,en bref toute l’activité humaine (en dehors peut-être de la défense et de la sécurité) est concernée. 
Déjà, lors de sa création par Georges POMPIDOU en 1971, Robert POUJADE son premier titulaire l'avait qualifié de ministère de l'impossible . Il l'est resté
L'actualité le démontre chaque jour: Aujourd'hui par exemple, si le glyphosate mobilise une partie de l'opinion pour l'interdire , les agriculteurs qui l'utilisent se sentent agressés car tous ne savent pas comment le remplacer. De même, si chacun s'accorde pour se réjouir des  énergies propres, qu'un pylône d'éolienne s'installe à proximité de son village et chacun se mobilise pour s'y opposer.
De même, pour beaucoup, le faible coût de l'énergie dans notre pays est un avantage avéré mais ce sont souvent les mêmes qui s'opposent à l’énergie nucléaire qui la produit et qui, parfois même , manifestent pour obtenir la fermeture des centrales nucléaires.
Aujourd'hui, l’écologie est de plus en plus ressentie comme punitive: Les réglementations et les taxes succèdent aux réglementations et aux taxes Les exemples sont légion :Il y a quelques années une taxe fut instaurée sur l'utilisation du sucre dans les produites transformés (naturellement au nom de la santé publique) sans réels résultats autres que de fournir des recette supplémentaires à l'Etat. Aujourd'hui nouvelle bonne idée !!: Une taxe sur le sel toujours au nom de notre santé et aussi de l'écologie. On pourrait multiplier les exemples.
Comme si l'écologie ne pouvait prospérer  qu'à coup de taxes et de réglementations.
Si chaque ministère devenait responsable de son comportement écologique, les  conflits seraient peut-être moins nombreux et surtout pourraient  se régler de façon plus paisible
Ainsi l'écologie cesserait d’apparaître chaque jour davantage comme source de conflits, de contraintes et de tracas alors qu'elle devrait apporter au citoyen davantage de bien-être, et pourquoi pas de bonheur








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