vendredi 28 septembre 2018

ET LES ECONOMIES C'EST POUR QUAND ??

Inlassablement on parle d'économies; inlassablement le gouvernement les remet à plus tard.
Et pourtant le Président de la République vient d'affirmer au cours d’une de ses pérégrinations qu'il affectionne quand il se déplace qu' "il a  dans le ventre l'impatience de 65 millions de français" .Pourquoi n'a-t-il  pas la même impatience pour faire les économies  que les français attendent ?
Car comment parler d'économies quand, sur l'emploi public par exemple, on apprend  qu'il n'y aura que 4164 emplois supprimés l'année prochaine ( en 2018 il y en avait eu 1600 !!) alors que l'objectif annoncé est de 50.000 suppressions pendant le quinquennat, soit une moyenne de 10.000 par an. 
Qui peut croire que cet objectif sera atteint lorsque, à la veille d'échéances électorales et dans les trois dernières années de ce quinquennat, il faudra  supprimer chaque année 15000 agents de l'Etat. 
Dans le même temps on apprend que, contrairement à ce qui avait été sans cesse proclamé, et même seriné, (en tous cas compris) la taxe d’habitation ne disparaîtra pas complètement cette année, ni même d'ailleurs l’année prochaine, mais seulement en 2020  (à condition que d'ici là un nouveau report ne soit pas décidé !!) 
Or, le gouvernement avait pourtant affirmé que la suppression de cette taxe devait compenser pour les personnes âgées l’augmentation de la CSG qui ,elle, s'est appliquée dès le début de l'année:
Il avait "oublié" de parler du calendrier.
Si on ajoute à cela la désindexation des pensions qui vient d’être annoncée pour les années qui viennent), comment s'étonner de la perte de confiance que subit le pouvoir en place ?
Il est bel et bon de prononcer devant les Nations Unies un discours fracassant en se proclamant le chef des progressistes face aux conservateurs ( c'est à dire ceux qui ne sont pas de son avis).
Il serait plus efficace (et en tous cas plus exemplaire) de mener une politique la fois réaliste et responsable.
Car l'année prochaine le déficit de la France atteindra 98,7 milliards d’euros contre 81,8 milliards en 2018.
On peut s'en prendre simultanément à l'Italie, à la Pologne, à la Hongrie et au Brexit; c'est peut-être intellectuellement satisfaisant, il n'est pas certain que l'efficacité politique y trouve son compte.
Comment imaginer que les nations européennes et leurs peuples seront tentés de suivre Emmanuel MACRON dans sa croisade?
Construire l"Europe (ou plutôt aujourd'hui la reconstruire) exige à la fois modestie et ambition, modestie dans le propos, ambition dans les idées.
Les peuples d'Europe n'acceptent plus n'importe quoi : Il faut s'en souvenir.












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