samedi 15 septembre 2018

Y- A- T- IL LE FEU AU LAC ! ?

Depuis quelques jours à l'évidence, le pouvoir s'inquiète de la prochaine audition d'Alexandre BENALLA devant la Commission d’enquête du Sénat: Le porte-parole du gouvernement Christophe CASTANER est envoyé en éclaireur et s'en prend à la Commission  accusée sans nuance excessive de violer la Constitution, ensuite la Garde des Sceaux prend le relais pour contester le raisonnement juridique de la Commission; enfin, pour couronner le tout, on apprend que même le Président de la République s'en mêle qui appelle le Président du Sénat (même sans connaitre les termes de la conversation, on n' imagine pas qu'il  se soit simplement agi de mondanités !).
Comment dans ces conditions, ne pas s'interroger sur ce qui ressemble un peu à un début de panique à la veille de l’audition d’Alexandre BENALLA ?
Mais que redoute donc la "macronie" pour déclencher un tel tir de barrage ?
Certes le comportement de l’intéressé à l'égard du Sénat en général et des sénateurs en particulier ne manque pas d’interloquer : Même Jean Luc MELENCHON pourtant habitué aux pires violences verbales s'en étonne: C'est dire !
Qu'il soit donc urgent de calmer le jeu, rien de plus normal .
Mais demander au porte parole du gouvernement d'abord , puis à la Garde des Sceaux ensuite d'intervenir dans ce qui ne devrait être qu'une péripétie  dans une affaire au demeurant plutôt banale ( et qui n'est devenue ce qu’elle est aujourd'hui  qu'en raison de l'étrange façon dont elle a été traitée au plus haut niveau de l'Etat) ne manque pas d’interpeller.
Si en effet, à l'origine, le comportement de Monsieur BENALLA  avait été considéré simplement comme un manquement grave aux obligations d'un fonctionnaire de la Présidence de la République et traité comme tel ( c'est à dire sanctionné comme cela aurait été normal), nul ne s'en serait particulièrement préoccupé et il n'y aurait pas eu d'affaire BENALLA .
Mais comme tout semble avoir été fait dès l'origine pour qu'on en parle le moins possible et que, jour après jour, le comportement des responsables politiques confirme cette volonté de  dissimulation,on ne peut que s'interroger sur ses motifs et sur le vrai rôle d'Alexandre BENALLA dans le fonctionnement de la Présidence de la République.
Comment alors s'étonner que ce qui n'était à l’origine qu'un banal fait divers et qui aurait du le rester, devienne au fil du temps un problème dont on peut dire sans polémiquer qu'li mériterait une réponse appropriée et ce ,au plus haut niveau de l'Etat ?







  

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