jeudi 8 novembre 2018

"L'INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ"........... D' EMMANUEL MACRON

Le périple entrepris par Emmanuel MACRON dans le Nord et l'Est de la France  avait un objectif annoncé : Rendre hommage aux morts de la Grande Guerre:
Cette "itinérance mémorielle" (comme il l'a curieusement baptisée) s'est transformée au fil des jours en un surprenant mélange de manifestations patriotiques et solennelles  et  de séquences à l'évidence très politiques.
Tout naturellement, ces dernières ont rapidement transformé la nature de ces journées où, de façon très étrange mais guère surprenante, le prix du carburant n'a cessé d'entrer en collision avec les souvenirs de la guerre.
Ce qui risquait d'arriver s'est produit lorsque le nom de Philippe Pétain s'est mêlé au débat.
On a pu alors, à propos du rôle de ce dernier dans les années 40, assister à un monologue surréaliste du Président de la République au bord d'un trottoir et sous un coin de parapluie .
Les propos tenus à ce moment  ont aussitôt déclenché une polémique démontrant  ainsi l' "insoutenable légèreté " ( comme aurait dit  Milan KUNDERA) d'un homme qui, à l'évidence, ne fait pas la différence entre les propos improvisés d'un quelconque citoyen et les déclarations d'un Président de la République qui, en sa qualité de chef de l'Etat,  engagent la France.
A cette occasion on a pu faire la différence avec le discours prononcé naguère sur le même sujet par Jacques CHIRAC : Nul n'a jamais contesté  ses qualités d'orateur,  mais  on le voyait cependant lire avec attention un texte écrit et visiblement travaillé qu'il ne quittait pas des yeux car, en sa qualité de Président de la République, il savait que ses propos engageaient  la France et non pas seulement sa personne.
Il est clair que , pour Emmanuel MACRON, point n'est besoin de ces précautions: Pour éviter les faux pas, il lui suffit de faire confiance à son intelligence personnelle  qu'il estime au plus haut niveau .
Le bilan de cette séquence est clair : La gestion de ce qui devait être un des grands moments de sa présidence s'est révélée en définitive d'un bout à l’autre désastreuse:
Vouloir en même temps (comme on dit en macronie) organiser une commémoration patriotique et entamer une sorte de précampagne électorale personnelle  est un pari difficile à tenir.
Quand , en outre, on semble se  souvenir au dernier moment  que parmi les maréchaux de la grande guerre il y avait Philippe PÉTAIN, qu'on se précipite  pour le faire disparaître du programme ,et qu'on décide même de ne pas citer  son nom, on doit admettre qu'on atteint des sommets dans l'improvisation et la désinvolture. 
Et lorsque, pour corser le tout, le Président de la République  renonce même à participer à la cérémonie prévue en l'honneur des maréchaux (comme si ils avaient une quelconque responsabilité dans ce désordre commémoratif) qu’ajouter à ce triste bilan ?
Cette "itinérance mémorielle" devait être un tournant dans le quinquennat .
Il est à craindre qu'on en retienne surtout le triste épilogue.












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