samedi 29 décembre 2018

L’ÉQUILIBRE DU MONDE MENACÉ


Depuis la fin de la seconde guerre mondiale une sorte d'équilibre semblait s'être peu à peu installé à travers la planète.
Mais à l'aube de ce siècle, tout parait déréglé: Pour certains, Donald TRUMP, par son comportement aussi spectaculaire que déraisonnable, s'en voit attribuer  la responsabilité. 
Si cette analyse  a le mérite de la simplicité, elle est pour le moins superficielle.
Ne nous y trompons pas: Ce n'est pas Donald TRUMP qui a initié la politique de désengagement des Etats-Unis : Il s'est contenté de confirmer les choix de Barak OBAMA. Même si cette assertion peut choquer les admirateurs de celui-ci, force est bien de le constater : C'est bien OBAMA qui, au nom des grands principes , a mis en oeuvre  une politique qui lui apportait le soutien de tous ceux qui font de la recherche de la paix universelle  l’alpha et l'oméga de leur politique, mais en même temps a démobilisé celles et ceux  qui auraient pu avoir la volonté et la possibilité de s'opposer aux impérialismes si répandus sur cette terre.
Le résultat de cette attitude américaine n'a pas tardé à se faire sentir.
La Russie, en s'emparant de la Crimée a visiblement voulu tester les réactions américaines: Rien ne s'est passé. Aussitôt la Chine s'est à son tour lancée dans une politique d'expansion mondiale en inventant  les " routes de la soie".  Aucune autre réaction que celles de quelques pays inquiets devant cet expansionnisme chinois (et qui redoutaient que leur indépendance soit menacée) ne s'est produite.
L'Afrique est ainsi chaque jour davantage livrée aux appétits chinois et accessoirement russes et américains, pendant que le terrorisme islamiste s'y déploie de moins en moins discrètement, mais de façon permanente. Si la France continue d'y mener une politique courageuse, elle y est bien seule: Les Etats-Unis, quant à eux, se contentent d'y chercher des marchés sans s' inquiéter du reste
Quant à l'Europe dont on nous explique qu'elle doit être un pôle de stabilité, on doit le constater: Il n'en est rien.
La politique menée par la Commission Européenne ne fait qu'aggraver ses divisions :En outre, le poids politique de ses membres (et naturellement leur influence) s'est incontestablement dégradé: La Grande Bretagne se débat dans les suites du Brexit, Angela Merkel ne s'est pas remise de son semi-échec électoral. Quant à Emmanuel MACRON, il continue à chevaucher ses chimères européennes dont personne ne veut et, de ce fait ,au delà d'une impopularité personnelle qui ne fait que s’aggraver, il est de  moins en moins en mesure de prendre la tête d’une Europe qui pourrait  être écoutée dans le monde .
Une nouvelle fois, on peut le constater: le "dégagisme" n'est pas nécessairement la solution 
La mise en cause systématique des corps intermédiaires à laquelle on a assisté et qui se poursuit a amené au pouvoir une technocratie qui ignore les réalités d'une société qu'elle ne connait pas ,qu'elle n'aime pas et qu'en tous les cas elle méprise.
Le temps est donc venu de s'interroger . Car avant d'agir il faut réfléchir:
Mais hâtons-nous: Le temps nous est compté.














Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

votre avis m'intéresse...