mardi 22 janvier 2019

AIX LA CHAPELLE, MARRAKECH ... ..... .ET LES EUROSCEPTIQUES

Emmanuel MACRON et Angela MERKEL viennent de signer un "nouveau" traité franco-allemand destiné, parait-il, à compléter le traité de l'Elysée signé en 1963 par le Général de GAULLE et le chancelier Adenauer .
Ce n'est tout d'abord faire injure ni à l'une ni à l'autre que d'affirmer que Madame MERKEL n'est pas le chancelier ADENAUER et qu'Emmanuel Macron n'est pas le Général de GAULLE ( même s'il lui arrive parfois de penser qu'il n'est pas loin de lui être comparable !). 
Les observateurs s’accordent surtout à considérer que ce "traité" ressemble davantage à une opération de communication de deux dirigeants en difficulté dans leurs pays respectifs qu'à un véritable traité engageant pour l'avenir deux états essentiels de l'Europe. 
Il est d'ailleurs frappant de constater que sa signature n'a fait l'objet ni en Allemagne ni en France d'aucun débat de fond,( contrairement au traité de 1963 qui avait provoqué un débat au BUNDESTAG qui s'était conclu par un amendement  dont l'adoption n'avait pas été réellement apprécié par la France).
Mais pour Emmanuel MACRON, ce genre de document n'est rien d'autre qu'une opération de communication, comme l'est également le traité de MARRAKECH qu'il vient de signer dans la discrétion la plus totale comme si il n'engageait en rien la responsabilité des  signataires.
Pour lui, il est clair que les traités internationaux n'ont qu'une valeur symbolique. En cela il semble  s'inspirer de Donald TRUMP pour qui la seule politique qui vaille est celle du fait accompli.
C'est d'ailleurs bien de fait accompli qu'on peut  parler à propos de la politique américaine qui considère que ses lois s'imposent  non seulement aux Etats-Unis mais dans le monde entier puisqu'il les applique à toutes les entreprises même pour des faits commis en dehors des Etats-Unis.
Face à cette attitude qu'on peut qualifier d’impérialiste, comment ne pas déplorer le comportement de la Commission Européenne qui, au prétexte de faire jouer la concurrence au sein de l'Europe, s'oppose à la fusion d'ALSTOM et de SIEMENS qui pourraient pourtant de ce fait devenir une entreprise de niveau mondial susceptible d'affronter efficacement la concurrence ( et notamment de deux géants chinois en voie de fusion ).
Comment ne pas s'interroger sur les motivations de la Commission  qui met en fait à l'abri de la concurrence européenne des entreprises étrangères grâce à des arguties juridiques (spontanées ou dirigées ?) qui ont comme seul résultat d’affaiblir l'Europe face aux géants américain et chinois, en attendant les autres.
Devant une telle complaisance, comment s'étonner ensuite du scepticisme de beaucoup d'européens à l'égard de l'Europe telle qu'elle fonctionne aujourd'hui.













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