lundi 7 janvier 2019

DE L'EXERCICE SOLITAIRE DU POUVOIR....... A L'ISOLEMENT DU POUVOIR

En 1967, Valéry GISCARD D'ESTAING avait inventé l'expression "exercice solitaire du pouvoir" pour marquer son désaccord avec le discours prononcé par le Général de GAULLE au balcon de l'Hotel de Ville de MONTRÉAL , conclu par "Vive le Quebec Libre".
Nul ne s’inquiétait alors de savoir si le pouvoir existait : Nul n'en doutait; seule la façon de l'exercer était en cause.
Aujourd'hui on ne parle plus de l'exercice du pouvoir, mais du pouvoir lui-même, qui semble chaque jour plus isolé et dont beaucoup se demandent s'il existe encore .
La question que se posent en effet beaucoup de français , ce n'est pas tant au sujet des  décisions prises (il  y en a de moins en moins! ) que de savoir qui est en charge de l'Etat.
En effet qui, en dehors de "La République En Marche" défend la politique menée par le gouvernement d'Emmanuel Macron ? Même les offres de service récurrentes de Laurent BERGER pour la CFDT sont ignorées sinon méprisées.
Il le dit pourtant clairement :"On a un mouvement violent et on a face à cela un gouvernement qui considère qu'il va pouvoir trouver les solutions tout seul et ça ne marche pas". Or,depuis le 10 Décembre, le Président de la République (pas plus semble-t-il que les membres du gouvernement) n'a pris le temps de le recevoir: Emmanuel MACRON préfère ,si on a bien compris, consacrer son temps à répondre aux SMS ou aux e-mails de Monsieur BENALLA (qu'il connait, parait-il, de moins en moins mais qui occupe à l'évidence beaucoup de son temps !!)
Et pendant ce temps, la France (et les français) assiste médusée à un déferlement de violences auxquelles le gouvernement ne semble  avoir à opposer qu'un futur débat national qui, à partir du 15 Janvier et pendant deux mois, devrait être censé répondre aux interrogation multiples et souvent contradictoires des "gilets jaunes" et peut-être des autres.
Le Président de la République semble être le seul en France à ne pas comprendre que ce que veulent les français, qu'ils manifestent ou non, ce ne sont plus des parlottes fussent-elles collectives, mais des décisions et des choix.
Ils ne supportent plus les annonces incessantes de futures réformes ,  la plupart du temps à long terme et dont les modalités d'application sont trop souvent incompréhensibles pour le citoyen ( Il n'y a pas que des énarques dans notre pays !).
Ils veulent d'abord être entendus et gouvernés
Faute de quoi ils se révoltent.
A force de ne pas écouter, cette révolte risque de finir en révolution











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