dimanche 6 janvier 2019

TRISTESSE ET INQUIÉTUDE

Quel triste début d'année: Jour après jour, la France s'enfonce dans un désordre que rien ni personne ne semble en mesure d'interrompre: Que dire et surtout que faire devant une insurrection qui  chaque semaine semble s'emparer du pays ?
Certes les provocations répétées de quelques ministres et de trop nombreux responsables de la majorité ne font rien pour apaiser  les choses.
Mais c'est surtout l’attitude du pouvoir devant cette situation qui interpelle celles et ceux qu’inquiète ce qu'on peut bien appeler le lent pourrissement d'une situation qui de plus en plus semble virer à l'anarchie 
" Le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation" . 
Telle est selon la Constitution la mission du gouvernement
Telle devrait donc être sa feuille de route.
Au lieu de cette détermination sans équivoque ,le gouvernement est prié de s'en remettre à un grand  débat national,  censé permettre à chacune et à chacun de s'exprimer.
Est-il interdit de s’interroger sur l'issue d'un tel débat dès lors que nul ne sait très précisément ce que sont les attentes des français en général, (des manifestants plus particulièrement) , pas davantage que les ambitions réelles du pouvoir?
Pour certains, il s'agit de changer  de Constitution et même de régime politique, pour d'autres de modifier simplement la loi électorale, pour quelques-uns il faut revenir sur la suppression de l’Impôt sur la fortune, pour d'autres il  serait urgent d'établir une sorte de dictature populaire prévoyant même la révocation permanente des élus.
Si on ajoute à ce catalogue trop bref que, pour beaucoup de manifestants le préalable serait même la démission du Président de la République, on ne peut que s’inquiéter de l'avenir de cette consultation nationale.
Avoir publié naguère un livre  sous le titre  "Révolution" était-il prémonitoire ou plus simplement provocateur venant d'un homme qui était alors un représentant éminent de la classe médiatico-politique qui détenait déjà la responsabilité du pouvoir et qui entendait bien continuer à l'exercer à son compte.
Aujourd'hui, il semble rattrapé par ses fulgurances d'alors, mais il ne s'agit plus désormais de l'avenir d'un homme, mais du destin d'une nation.


Malgré nos inquiétudes, il n'est pas interdit d’espérer : Bonne année donc à chacune et à chacun d'entre vous  et surtout merci ...merci pour votre fidélité








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