dimanche 10 février 2019

DÉSORDRE DANS LES COMPTES ET .....DÉSORDRE DANS LA RUE !!

L'Etat fait nos comptes et ils ne sont guère encourageants !!.
Ce ne sont pas seulement les chiffres rapportés par la Cour des Comptes qui sont préoccupants, mais surtout ce qu'ils révèlent d'un pouvoir qui semble refuser d'en comprendre la signification:
Il est évidemment impossible que cet aveuglement soit involontaire, puisque le Président de la République est inspecteur des Finances.
Et pourtant, les chiffres sont clairs : Au lieu d'un déficit espéré de 2,8 % ,c'est un déficit de 3,2 % auquel il faut s'attendre.
De même, le gouvernement escomptait une croissance de 1,7 %,mais tous les experts considèrent que ce chiffre est supérieur de 0,2 à 0,4 à la réalité prévisible.
Enfin, dans l'espoir de répondre aux attentes des "gilets jaunes", il a débloqué en décembre près de 10 milliards d'euros sans en avoir le premier centime. Quelles conséquences doit-on en tirer ?  Nul ne répond à cette question.
La conclusion de la Cour des Comptes, elle, est claire , même si les mots sont choisis:
"Les perspectives des finances publiques pour 2019 sont affectées d'une fragilité toute particulière"  Qu'en termes galants ces choses-là sont dites : En clair et pour être plus direct, les prévisions du gouvernement sont erronées, sinon mensongères.
En outre et "en même temps" selon une formule chère à "La République en Marche", en France ,chaque samedi ressemble au précédent et  nos villes sont le théâtre de violences sans que le gouvernement ne semble être capable d'y mettre fin:
Certes, il essaie de faire voter une nouvelle loi anti-casseurs: Mais cinquante députés de sa majorité refusent de le suivre au nom de la liberté de manifester ,alors que chaque samedi la France  voit que cette liberté est  détournée de son objet par des violences récurrentes.
Le gouvernement  semble espérer que "le grand débat " qu'il a lancé permettra de sortir de la crise.
Mais les performances renouvelées du Président de la République qui répond avec maîtrise aux questions les plus diverses et les plus complexes ne semblent pas jusqu'à présent avoir suffi à apaiser la crise que  traverse notre société.
Avant de prescrire un traitement, mieux vaut d'abord avoir diagnostiqué le mal qu'il faut guérir
Or, qu'attendent les français : D'abord le retour au calme.
Un calme nécessaire si on veut continuer à débattre et peut-être à réfléchir.
Le temps n'est-il pas venu pour le gouvernement de prendre toutes (il s'agit bien de toutes) les mesures nécessaires pour mettre un terme aux désordres dans la rue ,même si quelques bonnes âmes de la République En Marche en auraient des vapeurs.
Ensuite être considérés comme des citoyens majeurs qui ont leurs convictions même (et surtout) si elles ne sont pas nécessairement celles de ceux qui s'expriment par tweet, sur facebook et sur les réseaux sociaux ou les chaines d'information permanentes.
Une première exigence s'impose désormais à chacune et à chacun d'entre nous:
Écoutons les français










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