vendredi 22 mars 2019

L'AFFAIRE BENALLA : UN POISON POUR LA RÉPUBLIQUE ?

Ce qui était présenté en juillet dernier comme une simple "affaire d'été" est en train de devenir une véritable affaire d'état.
La panique qui vient de s'emparer du pouvoir en est le témoignage :
Au prétexte que le Sénat a demandé au Procureur de la République de Paris d’enquêter pour savoir si tel ou tel collaborateur de la Présidence de la République avait menti ou simplement dissimulé des faits devant la Commission d’enquête sur ce qu'il est convenu d’appeler l'affaire BENALLA,  la "macronie" toute entière s'enflamme :
Le Premier Ministre se voit contraint de boycotter au Sénat la séance traditionnelle des questions , le Président de l'Assemblée Nationale décommande une conférence devant les élèves de Sciences Po à LILLE pour ne pas y rencontrer le Président du Sénat; quant à l'ineffable porte parole du gouvernement Benjamin Griveaux, il en appelle à la mobilisation générale des défenseurs d'une République qui ,si on l'en croit, serait menacée par cette demande:
Que peuvent donc craindre ces "défenseurs de la République" de voir mettre en oeuvre une procédure au demeurant banale ?
Elle devrait pourtant les rassurer, puisqu'il s'agit simplement de demander  à une Justice dont ils ne cessent de vanter l'indépendance, de démêler les tenants et les aboutissants d'une affaire qui  se complique de jour en jour, rebondit depuis des mois et dont on voit bien  que le pouvoir (comme si il avait quelque chose à redouter  ou à se reprocher) fait tout pour qu'elle ne puisse aller à son terme normalement. 
Il s'agissait à l'origine (on s'en souvient) d'une bagarre de rue à laquelle avait participé un employé de la Présidence de la République: Au lieu de le sanctionner et peut-être même de s'en séparer, la Présidence de la République s'est évertuée à le disculper, puis  à le protéger allant même jusqu'à compromettre dans cette entreprise le chef de l'Etat dont  nul ne pouvait alors  imaginer qu'il ait quelque chose à voir avec les agissements de Monsieur BENALLA.
Cette affaire de bagarre est ainsi devenue un des stigmates de la république irréprochable dont on nous avait vanté les mérites , symbole, nous disait-on, d'un monde nouveau qui depuis l'élection d'Emmanuel MACRON avait permis à la République de tourner le dos à un passé, naturellement responsable de tous les problèmes que rencontre notre pays, pour atteindre  l'eldorado que serait ce nouveau monde.
Au moment où notre pays traverse des moments particulièrement préoccupants pour son destin, où des troubles graves compromettent son avenir immédiat, ne serait-il pas temps pour les thuriféraires du chef de l'Etat (et pour le Président de la République lui-même) de retrouver le calme et la sérénité dont nous avons tant besoin et de permettre tout simplement à la Justice de jouer sereinement  son rôle ?












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