dimanche 24 mars 2019

LE GRAND DÉBAT ... ET SI ON PARLAIT ENFIN D’ÉCONOMIES !!

Le "grand débat " voulu par le Président de la République aurait  mobilisé  des centaines de milliers, et même, dit-on, plus d'un million de participants. Des machines sophistiquées  avec  des  programmes informatiques qui ne le sont  pas  moins,  dépouillent leurs contributions.
Les chiffres ainsi publiés ne peuvent qu'impressionner, mais le véritable  problème n'est pas  tant celui de la participation que celui de savoir les conclusions qui pourront  être tirées de ce "grand débat".
Déjà, les premiers résultats ne laissent pas d'étonner, puisqu'il semblerait que les problèmes de chômage dont on pouvait imaginer qu’ils tenaient une place importante dans les préoccupations des français n'ont guère été évoqués .
De même,l'endettement de notre pays ne figurerait pas davantage dans leurs inquiétudes alors qu'il est au moins aussi important pour nos descendants que le réchauffement  climatique, d'autant  que , contrairement à ce dernier, on en connait le coût prévisible.  
Or, beaucoup des participants à ce grand débat justifient leurs inquiétudes par la préoccupation de l'avenir de  leurs enfants si on n'agissait pas:
Il est donc pour le moins étonnant  que ni les problèmes de l'emploi, ni ceux des dettes que nous aurons à rembourser, ne semblent les préoccuper particulièrement . 
Ce que chacun a retenu des débats auxquels il a assisté ou dont il a entendu parler est qu'ils ont été surtout l’occasion pour beaucoup d'exposer leurs problèmes personnels : Cette liberté d'expression a permis à chacun d'exprimer ses préoccupations, mais pas nécessairement son opinion sur les problèmes collectifs.
On ne saurait guère s'en étonner dans la mesure où ils n'ont fait que s'inspirer de l'exemple du Président de la République qui, tout au long de  sa déambulation à travers les régions, n'a jamais saisi l'occasion de répondre de façon précise a ces sujets. 
Il répond certes  aux questions, mais jamais de façon claire en parlant ici d' "un déblocage de fonds supplémentaires" ou d'une hausse des aides d'Etat" un peu plus tard d'"une augmentation  des subventions".  Quant au gouvernement, il engagera, dit-il, "des moyens financiers accrus " ou "investira de façon massive" .
Des dépenses nouvelles, mais pas question dans ces réponses d'une quelconque allusion à notre dette et à la nécessité pour l'Etat de réduire son train de vie.
Comment, après de tels propos, convaincre les français de la nécessité de faire des économies ?
Quelle sera alors la"réponse politique forte" que le Président de la République a promis d'apporter aux français en conclusion de ce "grand débat" ?.









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