jeudi 18 avril 2019

LA JALOUSIE : UNE MALADIE FRANÇAISE ?

L'incendie de la cathédrale Notre Dame de PARIS l'a révélé, même aux observateurs les moins attentifs: Notre société est gangrenée par un mal sournois mais profond : la jalousie , une jalousie qui n'ose pas dire son nom, mais à laquelle s'ajoute souvent un sentiment d'envie (peu compatible avec le minimum de bienveillance que réclame la vie en société) qui va même parfois jusqu'à la haine: La haine de l'autre, la haine de celui qui est différent, soit qu'il n'habite pas le même quartier, soit qu'il n'appartienne pas à la même race ou à la même catégorie sociale, soit qu'il possède des qualités ou des caractères différents,  soit tout simplement qu'il donne le sentiment d'avoir mieux réussi dans la vie.
Les extravagantes tirades proférées par ceux qui se sont ainsi déclarés indignés par les contributions à la reconstruction de la cathédrale de quelques mécènes au prétexte qu'ils auraient du consacrer cet argent à d’autres causes (selon eux plus dignes d’intérêt) ne sont que la manifestation d'une jalousie maladive ou l’expression d’opinions extrémistes à peine dissimulées derrière un rideau de bons sentiments. 
Certes, ce mal n'est peut-être pas propre à notre pays, mais comment ne pas s'en inquiéter?
Comment alors s'étonner  que l’égoïsme prenne le pas sur le souci du bien commun ?
Prendre en charge un pays ou une collectivité  dans ces conditions relève d'une abnégation dont finissent par se lasser les plus désintéressés de nos concitoyens. 
A ce propos , le temps n'est-il pas venu  pour chacun d'entre nous de se poser la question de savoir pourquoi près de la moitié des maires en charge de nos villes et de nos villages a déjà décidé de ne pas se représenter lors des prochaines élections municipales ? 
L'actualité, aussi dramatique soit-elle, devrait nous permettre d'y réfléchir et de nous interroger.
De même l’exemple des pompiers est révélateur: Ils viennent de faire l'objet d'hommages unanimes et mérités pour le courage et l'intelligence dont ils ont fait preuve lors de cet incendie.
Ces hommages une fois rendus, chacun passe à autre chose, car il est tellement plus confortable de passer sous silence (voire même d’ignorer) les agressions dont tant et tant d'entre eux sont victimes lors de leurs interventions quotidiennes.
Pourquoi ne pas le dire: Les problèmes dont nous souffrons ne sont pas  seulement  matériels (même si ceux-ci ne sont pas à négliger), mais le vrai problème  est qu'aujourd'hui la France  n'a pas le moral.
Or pour le retrouver, il lui faut des objectifs.
Le temps est vraiment venu de les fixer et, par la même occasion, de définir une ambition à la hauteur du destin de notre nation.





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