samedi 6 juillet 2019

EUROPE: QUELLE STRATÉGIE ?

La machine européenne est désormais en place: 
Le temps du bilan est arrivé et il est pour le moins mitigé pour la France :
Certes, au niveau de l’exécutif , les choix faits n'ont pas toujours été négatifs, mais la stratégie française n'y est pas pour grand chose, dès lors que les règles anciennes  de répartition politique et géographique (si vigoureusement contestées par la "macronie") ont continué à s'appliquer.
En revanche on ne peut que  constater et déplorer  un recul de l'influence française en Europe :
Qu'on en juge: La France ne préside plus aucune commission du Parlement et n'y a même pas obtenu une seule vice-présidence . Pire encore, elle a réussi l’exploit de ne présider aucun groupe politique, ce qui fait qu'aucun parlementaire français ne siégera au Bureau,  organisme pourtant essentiel puisqu'il détermine les activités de l’Assemblée.
Certes le comportement  de Nathalie LOISEAU chef de file du groupe "macronien"  est l'explication principale de cet échec,( car il s'agit bien d'un échec politique):
Car en s'inspirant de l’exemple d'Emmanuel MACRON et de son arrogance, elle a, par ses innombrables et désastreuses déclarations, ridiculisé les élus français et  donné à nos "partenaires" de bons prétextes pour se mal conduire (et ils ne se sont pas fait prier pour le faire !!).
Certes ,on pourrait estimer que ce ne sont que des broutilles politiciennes et de partage de places, mais  Il n'en est malheureusement rien: Car cette répartition des responsabilités est  prévue pour 30 mois, c'est-à-dire la moitie du mandat du parlement qui vient d’être élu.
Que le comportement de Nathalie LOISEAU soit responsable de cette situation n'est pas douteux; mais , au fond des choses, n'est-ce pas davantage la stratégie de campagne définie en son temps par le Président de la République qui rend la position des élus français si fragile?
Avoir voulu faire des élections européennes un enjeu de politique intérieure française, en privilégiant un soi-disant combat entre le progressisme incarné par Emmanuel MACRON et le mal absolu personnifié par Marine LE PEN, n'a produit  qu'un seul effet, celui d'occulter l'objectif européen de la consultation et a donné les résultats dont nous payons aujourd'hui le prix à BRUXELLES comme à STRASBOURG.
Il faudra désormais beaucoup d'efforts pour remonter le courant.
Et ce sera d'autant plus difficile que, dans le même temps, arrive dans l'actualité le traité MERCOSUR entre l'Europe et les pays d'Amérique Latine qui mobilise les agriculteurs européens autant que les écologistes du continent ,car ses dispositions vont à l'encontre de la politique menée et défendue depuis des années par l'Union Européenne.
Tout le monde nous explique aussitôt que ce traité n'a rien de dramatique, puisque nous ne le ratifierons  pas(!), ou en tous cas plus tard !!
Mais alors , pourquoi l'avoir signé ?
Question naturellement sans réponse.









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