lundi 15 juillet 2019

QUATORZE JUILLET "MACRONIEN"

Un 14 Juillet difficile à oublier.
Sa célébration cette année a parfaitement symbolisé le "macronisme" en action :
D'abord "la gloire" (ou "le triomphe romain") pour le Président, puis le désordre pour les citoyens , enfin la consternation pour le pays !
Dès la veille de la fête nationale, le Président de la République avait décidé de procéder à l'inauguration du premier sous marin d'attaque de la Marine Nationale .
A cette occasion, et conformément à la tradition, le Président de la République prononça un discours soulignant les mérites de ce nouveau matériel : Certes ( peut-être pris par le temps ?) oublia-t-il de rappeler que la  décision de le construire remontait à 1998 (du temps de cet ancien monde qu'il critique si souvent) , que cette  décision avait été prise par Jacques CHIRAC et que Nicolas SARKOZY d’abord, François HOLLANDE ensuite avaient poursuivi l'oeuvre entreprise.
La mémoire ( même celle du Président de la République) peut parfois être défaillante !!  
Mais le plus important dans ce geste était de célébrer un moment important pour notre Marine Nationale et la Défense de la France
Dès le lendemain 14 Juillet, la traditionnelle revue des troupes démontra, s'il en était besoin, la maîtrise technique de nos armées, comme leur modernisme et la capacité de ses hommes et de ses cadres à remplir leur mission tout en préparant l'avenir.
Bref, nous avions sous les yeux une armée d'aujourd'hui et même parfois de demain.
Tout aurait donc pu être pour le mieux dans le meilleur des mondes si des sifflets n'avaient accompagné Emmanuel MACRON lors de sa descente des Champs-Elysées, sifflets que le Ministre de l'Intérieur attribua rapidement à des "gilets jaunes" bien identifiés, puisqu'il en fit interpeller deux ou trois parmi les plus connus. 
Mais ces interpellations se révélèrent rapidement inutiles ( il avait même du libérer la plupart d'entre eux, n'ayant semble-t-il rien à leur reprocher), car des manifestants bien déterminés se chargèrent d'en faire la démonstration en brûlant des poubelles et en s'en prenant aux forces de l'ordre, bref en créant le désordre.
Ces manifestants n'étaient pas seulement des gilets jaunes, mais surtout des professionnels des affrontements connus sous l'appellation de "black blocs". Certes si on en croit le Ministre de l’Intérieur, les interpellations se comptent par dizaines, mais quelles en ont été les suites ? Nul ne le sait ou plus exactement nul ne l'ignore  : Tous ont été remis en liberté !
Mais la journée n'était pas terminée : La demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations jeta dans les rues de Paris, Lyon et Marseille des milliers de manifestants d'origine algérienne dont beaucoup célébrèrent la victoire de leur équipe de cœur en incendiant des poubelles, en cassant ici ou là et en bombardant les forces de l’ordre de tout ce qui leur tombait sous la main.
Que penser de ces incidents, sinon qu'ils font le jeu des extrémistes.
Il ne suffit pas, lors des élections, de se dire "progressiste" et de se proclamer chef de tous ceux qui  s'opposent aux extrémistes pour être reconnu comme tel.
Encore faut-il  prouver par des actes qu'on en a à la fois la capacité et la volonté: 
Seuls des actes concrets et une politique déterminée pourraient le démontrer.
Est-il excessif d'affirmer que nous n'en sommes malheureusement pas encore là ?











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