mercredi 7 août 2019

LE TEMPS DU MÉPRIS EST-IL DÉJÀ DE RETOUR ?

Des agriculteurs de la région de Toulouse avaient invité les parlementaires de la majorité à les rencontrer  pour parler du traité de libre échange qu'on leur demandait de ratifier :
Aucun ne s'est dérangé , mais  tous l'ont approuvé !
En raison de cette attitude, certains de ces élus ont  donc été l'objet de représailles: Ils s’en étonnent et même s'en indignent. Comment ne pas les comprendre, mais comment dans le même temps accepter que des élus de la République choisis pour représenter leurs concitoyens méprisent ceux-ci  au point de ne pas même répondre a leurs invitations.
A ce propos, ces élus  pourraient peut-être se poser une question ? :
Comment a bien pu naître et se développer le mouvement des " gilets jaunes" qui a perturbé la France pendant des mois et qui a  tellement nui à son image, sinon par le refus du pouvoir, mais aussi de la majorité, d'écouter et d'entendre ces hommes et ces femmes, le plus souvent modestes, crier leur mal-être, et souvent même leur désespoir, sans rencontrer l'écho qu’ils attendaient..
On espérait que la leçon avait été comprise :On peut en douter .
Le temps du mépris serait-il déjà revenu ?
On a en effet aujourd'hui le sentiment qu’à nouveau, le même autisme est opposé à celles et à ceux qui alertent sur les conséquences de traités qui, au nom de la liberté des échanges, risquent de condamner notre agriculture au déclin et beaucoup de paysans à la misère:
En effet, au prétexte de favoriser la liberté des échanges et le commerce mondial, ces traités risquent en fait d’aboutir à une paupérisation  accélérée de la planète pour le seul profit des grands groupes internationaux qui n’ont d'autre objectif que d’accroître toujours davantage leurs profits.
Le traité avec le Canada qui inquiète tant nos agriculteurs en est la plus évidente des démonstrations : L'Europe interdit les farines animales, le Canada les accepte, l'Europe refuse les produits chimiques et les OGM, le Canada ne se contente pas de les accepter, il en fait la base de son modèle agricole.
Comment s'étonner alors que le discours sur l'écologie aie du mal à être entendu ? Comment croire à l’Intérêt des circuits courts quand on s’apprête à importer de l'autre bout du monde des produits dont nous disposons? Comment admettre les réglementations européennes et même simplement françaises qui refusent  les produits chimiques dans l'agriculture,  alors qu'au nom de la liberté du commerce, ils  sont acceptés par ces traités et donc utilisés par nos concurrents:
Comment faire comprendre à des agriculteurs soucieux de la qualité de leurs produits   que dès lors qu'un traité est signé,tout ce qui leur a toujours été interdit est désormais autorisé ?
En quoi ce traité avec le Canada et demain avec les pays de l'Amérique Latine va-t-il améliorer la condition des hommes dans le monde et faire progresser l' écologie ?
Ne pas répondre à cette question c'est non seulement irresponsable, mais risquer d'ouvrir la porte à de nouveaux troubles dans nos sociétés.








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