lundi 16 septembre 2019

ET SI ON RÉFLÉCHISSAIT AVANT D'AGIR ?

La trêve estivale (comme on dit) se termine :Quoi de neuf ?  :
Après un G7 qui a beaucoup  mobilisé les médias mais en définitive peu concerné l'opinion, les perspectives restent préoccupantes:
Cet épisode quelque peu politico-mondain à peine terminé, aussitôt des incidents provoqués au nom des gilets jaunes ont repris à Nantes avec la participation de plus en plus présente et de plus en plus violente des black-blocks.
Peut-on espérer que la moindre participation qu'on a pu constater puisse laisser escompter le retour au calme et que le gouvernement, par sa détermination, marquera sa volonté de mettre un terme à ce désordre ?
En outre et dans le même temps, la réforme annoncée du système des retraites est marquée par une démonstration spectaculaire de ceux qu'elle concerne: La fin des régimes spéciaux et des régimes autonomes telle qu'elle est annoncée risque en effet de mobiliser beaucoup plus qu'on ne pouvait l'imaginer, d’autant que la gestion de ces régimes se caractérise souvent par une rigueur dont pourrait utilement s'inspirer le régime général de sécurité sociale : Lorsque, par exemple, la caisse en charge des médecins dispose de 7 milliards de réserve ou celle en charge des avocats de 2 milliards, on imagine l’inquiétude de leurs ressortissants lorsqu’ils comprennent que ces sommes vont alimenter le régime général sans garantie que leurs cotisations n'augmenteront pas et que leurs prestations ne diminueront pas ( tout au contraire !). 
Le gouvernement peut répéter à longueur de journée que le nouveau système sera plus égalitaire, puisque un euro cotisé donnera droit à un euro de retraite, il est clair que beaucoup s'inquiètent d'y voir les prémices de la mise en place d'un régime par capitalisation qui se substituerait à l'actuel système par répartition, au risque d'ouvrir la porte aux fonds de pension à l'américaine dont on ne peut que s’inquiéter.
La position du gouvernement sur ce système des régimes spéciaux et des régimes autonomes n'est d'ailleurs pas d'une clarté aveuglante, ce qui se comprend d'autant mieux que les raisons de leur existence ne sont pas toujours choquantes et peuvent même parfois se justifier : Conduire un métro dans des tunnels dont on nous dit que la pollution qui y est constatée est d'une intensité extrême et y travailler avec des horaires dont ne peut guère nier qu'ils soient pour le moins irréguliers n'est pas tout à fait la même chose que d’avoir des horaires fixes dans un bureau climatisé.
Pourquoi ne pas l'admettre ?
De même pourquoi ne pas accepter que par exemple, les professions médicales soient  considérées comme des activités  particulières alors que les problèmes de santé tiennent chaque jour davantage de place dans les préoccupations des français ?
Il ne suffit pas d'avoir naguère parlé de réformes ( dont on peut dire dans trop s'avancer qu'elles avaient souvent été annoncées dans l'improvisation d'une campagne électorale)  pour en faire l'alpha et l’oméga de l'action publique.
Le temps de la réflexion doit s'ouvrir:
Un nouveau "grand débat" est annoncé, mais il ne sera utile que s'il ne se limite pas à des monologues gouvernementaux ou présidentiels et si des conclusions en sont tirées . 
Le Premier Ministre a, semble-t-il, décidé de "donner du temps au temps". Comment ne pas saluer cette sagesse ?





 

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