lundi 30 septembre 2019

JACQUES CHIRAC : MERCI

Ainsi Jacques CHIRAC nous a quittés. 
Il était si proche de chacune et de chacun d'entre nous que nul ne peut désormais en douter :Il nous appartenait un peu à chacun. 
Les jours qui se sont écoulés depuis sa disparition nous l'ont rappelé à l'envie.
Les experts en politique et en "chiraquie" se disputent pour comprendre les raisons qui amènent des milliers de français à attendre des heures dans le vent et parfois sous la pluie pour signer simplement un registre de condoléances ou plus exactement d'amitiés.
A entendre certains, il s’agirait simplement d'une nostalgie du passé, comme si la nostalgie était une maladie honteuse. Peuvent-ils nous expliquer par quel mystère on trouve dans ces files interminables tant de jeunes gens et  de jeune filles qui en sont pourtant à leur troisième président depuis son départ du pouvoir? 
Est-il interdit de s'interroger sur leurs motivations ?
On oppose volontiers les générations d'aujourd’hui à celles d'hier, le nouveau monde au monde ancien:
Et si, tout simplement, les nouvelles générations constataient que la mondialisation forcenée dans laquelle nous tombons ne leur apportait pas le minimum de bonheur auquel elles aspirent :
Peut-être Jacques CHIRAC était-il un représentant de cet ancien monde si brocardé par ceux qui se disent et se veulent modernes, mais pourquoi reprocher à nos concitoyens de se reconnaître davantage dans sa personne que dans ces boulimiques de la performance qui aujourd'hui tiennent le haut du pavé et qui rendent notre société si dure à vivre pour la majorité:
Qu'on exalte les "premiers de cordée" :Il en faut !
Mais qu'on ignore (et parfois qu'on méprise) les gens "ordinaires", voila qui n'est guère acceptable. 
Le résultat est là: Nous vivons aujourd'hui dans une société éruptive et même  bloquée:
La mauvaise humeur s'installe partout: Le citoyen ne supporte plus la moindre contrariété: Tout prend des proportions insupportables.
Le temps n'est -il pas venu de retrouver sinon la joie de vivre communicative du temps de Jacques CHIRAC ,du moins la capacité de vivre à nouveau en harmonie ?
Que les donneurs de leçons se calment un  peu autant que les provocateurs
Que chacun d'entre nous apprenne à vivre avec les autres sans entrer en permanence en guerre.
Est-il impossible de l'imaginer ? 
Et si le souvenir et l'exemple de Jacques CHIRAC pouvaient permettre d'y atteindre ?












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