vendredi 11 octobre 2019

L'AN 2 DU QUINQUENNAT : UN DÉBUT CHAOTIQUE !

Ainsi Sylvie GOULARD,commissaire européen désignée par Emmanuel MACRON pour la France a vu sa candidature rejetée par le Parlement Européen: Elle ne pourra donc siéger dans la Commission Européenne qui devait prendre ses fonctions à la fin de ce mois:
Le Président de la République s'en est ému et s'en est pris à la terre entière comme si cet échec n'était pas le sien (et seulement le sien), tant de nombreux connaisseurs du fonctionnement des institutions européennes l'avait mis en garde contre un choix qui risquait d'autant plus poser problème que cette candidature présentait des handicaps qui auraient du le mettre en garde: Même François BAYROU Président du MODEM auquel appartenait Sylvie GOULARD l'en avait prévenu .
Mais rien n'y a fait :Sur de son bon droit et convaincu de sa dimension politique personnelle, Emmanuel MACRON s'est obstiné: Le résultat  est là : Jamais un candidat présenté par un état fondateur de l'Europe n’avait été rejeté !
Et pourtant que de bonnes raisons de ne pas persévérer:Tout d'abord, Sylvie GOULARD avait du quitter le gouvernement français en raison de ce qu’il est convenu d'appeler l'affaire des assistants parlementaires dans laquelle elle était mise en cause. Une deuxième raison peut-être encore plus sérieuse car elle ne concernait qu'elle-même a rajouté à son passif :Alors qu'elle siégeait au Parlement Européen, elle a accepté d’être  rémunérée  à hauteur de 12 000 ou 13000 euros mensuels par un groupe de pression américain 
Enfin une troisième raison dont elle n'était pas responsable mais qui à l'évidence a joué et qui était à prendre en compte: Par tradition la présidence de la Commission était proposée au parti arrivé en tète de l'élection européenne  En l’occurrence, il s'agissait du Parti Populaire Européen, qui avait comme candidat son Président Manfred WEBER:
Emmanuel MACRON a mis son veto à ce choix et a convaincu ses partenaires de choisir Ursula Von LEYDEN.
Peut-être cette tradition était-elle contestable, mais c'était une tradition (d'ailleurs jamais mise en cause) !: Certes, elle  aurait pu être abandonnée : Encore aurait-il fallu que la candidate proposée ait été incontestable. A l'évidence tel n'a pas été le sentiment des parlementaires européens qui ont réagi brutalement et massivement ( 82 voix contre et 29 seulement  pour ) à ce qu'ils ont considéré comme une tentative de coup de force accompagnée (comme souvent chez Emmanuel MACRON d'une sorte d'arrogance qui n'a rien arrangé).
La République en Marche peut s'offusquer, mais la démocratie parlementaire (qu'ils ont semble-t-il un peu de mal à comprendre) a ses règles auxquelles tous doivent se plier.
Il reste aujourd'hui au Président de la République à présenter un nouveau candidat pour un poste d'une considérable importance:
Est-il possible d’espérer que, au moment du choix, l’intérêt national l'emportera sur tout autre sentiment ?











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