jeudi 14 novembre 2019

"LA CLAUSE DU GRAND PÈRE" OU LA STRATÉGIE DU GUÉPARD

Si on en croit ses proches, Emmanuel MACRON s’inquiéterait.
Certes, il continue à espérer que la prochaine élection présidentielle lui permettra de battre une nouvelle fois Marine LE PEN.
Mais en réalité, Emmanuel MACRON s’inquiète (à juste raison) des  fractures  qui se multiplient dans la société française : Qu'il s'agisse  des anciens gilets jaunes dont rien n'assure qu'ils ont renoncé à se manifester ou qu'il s'agisse des chômeurs dont le nombre, après avoir connu une accalmie, recommence à augmenter,.qu’il s'agisse encore du problème posé par le comportement d'une minorité de musulmans manipulés par les tenants d'un Islam politique délétère, qu'il s'agisse encore (comme on vient de le voir), du monde de la santé qui ne cesse de manifester son inquiétude voire son mécontentement, on a le sentiment que la situation du pays, non seulement ne s'améliore  guère, mais au contraire semble se dégrader de jour en jour.
Aujourd'hui, la réforme des retraites initiée par le Président de la République inquiète de plus en plus les français, d'autant  qu'ils comprennent de moins en moins ce qui les attend. Et pour compliquer encore le débat, on vient d'inventer "la clause du grand père" qui aurait pour objectif de n’appliquer cette réforme (dont on nous dit pourtant,  jour après jour, qu'elle est urgente) qu'aux futurs retraités (ce qui aurait pour avantage immédiat de ne pas mettre en cause les situations acquises) et qui surtout reporterait son application définitive à une quarantaine d'années !: Pour être clair ( Si c'est possible !), on demanderait donc au Parlement de voter en urgence  une loi qui ne s’appliquerait pas dans l'immédiat,mais plus tard  ( Drôle de notion de l'urgence !! ) ..beaucoup plus plus tard même ( d'où le nom donné à cette clause !!).
Emmanuel MACRON mettrait ainsi en oeuvre la stratégie illustrée en son temps par Luchino VISCONTI dans son célèbre film "LE GUEPARD ":
"Il faut que tout change pour que rien ne change"..
Cette proposition "géniale" ( qu'on pourrait baptiser de " procrastination législative" ) aurait comme inventeur  Alain MINC un brillant inspecteur des Finances qui se dit conseiller du Prince. 
On satisferait ainsi en même temps (selon la devise des "macronistes") les réformateurs et ceux qui  redoutent le changement : Pour les premiers le Président de la République serait dans l'action (sic),  pour les autres il serait celui  qui protège .
Ceux qui parleraient de double langage seraient à l'évidence de mauvaise foi pour ne pas dire davantage !
Comment s'étonner alors que certains puissent parler de reculade et aient un peu de mal à considérer le Président de la République comme un homme, sinon d'autorité, du moins de décision ?







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